Une fois sa joie calmée, Louison s'approcha du gros chêne, ferma les yeux pour se concentrer et se mit à marcher en essayant de retrouver ses souvenirs de petite fille. Elle s'évertua à faire des pas de la longueurs de ceux qu'elle devait faire lorsqu'elle avait cinq ans. Après s'être cogné à quelques arbres elle rouvri les yeux et vit sa maison devant elle. Elle se mit à courir en appelant Annette mais personne ne répondit et elle s'apperçu bien vite que la maison était inoccupée depuis longtemps. La vigne vièrge avait soulevé le toit et les dégats causés par le intempéries étaient très nombreux.
Louison entra dans la maison, les étagères s'étaient affaissées, le toit s'écroulait. Tout était délabré. Déçue Louison s'assis sur une chaise qui tenait encore debout et posant les coudes sur la table se mis à pleurer à chaudes larmes.
Le loup, après avoir hésité longtemps à l'extérieur et ne la revoyant pas revenir, avait vaincu sa peur et était entré dans la maison. Il s'était ensuite allongé à ses pieds, paisibles, comme si rien dans cette maison ne pouvait l'atteindre.
Louison resta là des heures. La tête vide, lorsqu'elle entendit les cloches du village. Elle se leva d'un bond, se précipita à la porte, dit au loup qui commençait à la suivre, de l'attendre là. Il retourna sagement près de la chaise et s'allongea. Louison se mit à courir vers le village. Le chemin lui non plus n'était pas entretenu. Mais pourquoi l'aurait-il été puisque la maison était abandonnée?