Là, avec le loup couché à ses pieds, elle commença à le lire, il parlait surtout de magie, de sorcellerie. Elle sauta les passages d'incantations sans rien trouver de bien interressant. Mais à la fin de l'ouvrage, il y avait quelque chose d'écrit d'une autre écriture. Il y était raconté comment, à une époque, vivait au village une guérisseuse qui terrorisait tout le monde par sa sorcellerie. Un jour les villageois décidèrent de la bruler pour se débarasser d'elle. Sur le buchet, elle leur dit qu'elle se vengerait et qu'un jour une guérrisseuse mourait d'un mal inconnu, qu'à ce moment là, tous les vilageois mouraient et elle, elle reviendrait savourer sa victoire.
A la suite de ce passage, Louison reconnu l'écriture de sa mère, certe l'écriture était tremblottante, mais c'était bien celle d'Annette. Elle lu avidement la suite. Sa mère expliquait que c'était elle la guerrisseuse qui allait mourir car elle était déjà atteinte par le mal et n'arrivait pas à se soigner. Elle expliquait ensuite qu'elle avait jeté un sort aux villageois pour qu'à sa mort, ils se transforment en loups, seules bêtes que craignait la vielle sorcière. Elle s'était également arrangée pour que Louison ne revienne plus au village.
En arrivant à la fin du texte, Louison se mit à trembler, réalisant qu'elle risquait de donner un moyen à la vieille sorcière d'accomplir sa vengence. A ce moment là, elle entendit un rire affreux à l'extérieur et comprenant que l'heure de l'affrontement était arrivé, elle sorti de la maison pour se retrouver face à face avec la vieille de l'église.
S'engagea alors un combat de sorcellerie comme on n'en avait jamais vu (ou entendu). Et Louison qui n'avait jamais fait de sorcellerie commençait à perdre un peu pied quand dans sa tête elle entendit sa mère qui lui disait les formules à répliquer à la vieille sorcière.
Pendant ce temps, le loup était sorti de la maison et alla préter main forte à Louison. Quand elle le vit, la sorcière commença à reculer, mais le loup lui sauta à la gorge. Louison remarqua qu'il l'avait égorgé au niveau de la cicatrice comme si celle-ci provenait de cet égorgement...
Au moment ou la sorcière mouru, retentit dans la forêt un hurlement terrifiant. En fait c'était les loups qui avaient élevé Louison et qui l'avaient suivie, qui reprenaient apparence humaine et qui poussaient un cri de joie. En face de Louison, se tenait un jeune homme en qui elle reconnu un de ses camarades de jeu du village.
La vengeance de la vieille sorcière n'avait pas réussi et les villageois avaient repris leurs occupations.
Louison avait restauré la maison de sa mère et s'était installée comme guerrisseuse. Tous les jours elle allait sur la tombe de sa mère pour lui demander des conseils, mais il n'y eu plus de petites voix dans sa tête.